Ce que vous ne savez pas sur Basquiat , prodige de l’art underground

Quelques anecdotes sur la vie d’un artiste plus underground qu’underground : Basquiat.

Jean-Michel Basquiat est mort d’une overdose au mois d’août 1988 alors qu’il n’avait que 27 ans. Victime comme les autres de la malédiction des 27, son nom restera gravé dans les mémoires du monde entier pour tout ce qu’il a exécuté. Bercé par l’art, c’est en peingant et graffant dans le métro new yorkais qu’il se hisse parmi les grands du milieu artistique underground. Dès lors, sa vie sera traversée par l’argent, le sexe, la drogue, et la célébrité. Et si son nom est connu de tous, il y a peut-être certaines choses que vous ne saviez pas. 

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Jean-Michel Basquiat

— La découverte d’une passion

Jean-Michel Basquiat a passé un peu plus d’un mois à l’hôpital lorsqu’il avait 8 ans. Il s’est fait renversé par une voiture alors qu’il jouait au ballon, ce qui lui a causé un traumatisme crânien et une perforation de la rate. C’est lors de sa convalescence qu’il s’est découvert une passion pour l’anatomie et le dessin scientifique car sa mère lui avait offert le traité d’anatomie de Henry Gray. Dès lors, les formules scientifiques n’ont cessé de le fasciner.

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—Fugueur en herbe

C’est au Washington Square Park que le jeune Jean-Michel a élu domicile pendant deux semaines à 16 ans. Après avoir quitté en cachette le domicile familial, il dort dans des squats, fait la manche et prend de l’acide dans les environs du parc.

— La couronne et le blaz

Il se fait connaître en graffant et posant son « blaz » surmonté d’une couronne tout autour des musées et des galeries new yorkaises. Il écrit donc un peu partout des messages provocateurs parfois poétiques et parfois violents, tels que SAMO signifiant Same Old Shit. Son seul objectif est d’être connu et de vendre.

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— Drogue, champagne et élite

Jean-Michel Basquiat passe son temps entre les soirées mondaines et les shoots de drogue, la célébrité ayant frappé à sa porte. Au Mudd Club, il fréquente l’élite artistique de la contre-culture new yorkaise, et rencontre celui qui changera le cours de sa vie. Il sera dès lors vendu aux côtés de Keith Haring, Andy Warhol et Robert Mapplethorpe.

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Mudd Club

— Une source d’inspiration sans fin

Il tient son surnom de « The Radiant Child » (l’enfant radieux) de la prestigieuse revue d’art Artform qui lui consacra un article conséquent des plus flatteurs. De plus , un documentaire du même nom a été réalisé par Tamra Davis en 2010.

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— L’heure de gloire

C’est le premier artiste noir à faire la couverture du New York Times Magazine en 1985. C’est pour Jean-Michel Basquiat une consécration.

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— L’artiste le plus côté aux enchères

57 285 000 de dollars : c’est le prix de la toile la plus chère vendue aux enchères. Untitled a été peinte par l’artiste en 1982, et a été achetée par Yusaku Mazawa, celui-ci disant être en osmose avec l’oeuvre.

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Untitled, 1982

—Toile de fond pour triste fin

La toute dernière toile qu’il a peinte avant de mourir est celle devant laquelle son père pose. Datée du 1er avril 1988, elle représente un babouin pas hyper-content sur un fond jaune citron. L’expression d’un épuisement qui le conduira à la mort en août 1988 ?

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Gerard Basquiat et la toute dernière toile de son fils. Crédit photo : Sébastien Micke
Elisa Barbier