Pornographie et pornocratie

L’ ubérisation du porno documenté par Ovidie

« Pourquoi payer pour quelque chose que l’on peut obtenir gratuitement ? » questionne Ovidie, ancienne actrice pornographique, reconvertie dans le journalisme audiovisuel. Son documentaire Pornocratie : les nouvelles multinationales du sexe sera diffusé mercredi 18 janvier à 20h50 sur Canal +.

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Tourner plus pour gagner moins. Voilà l’adage actuel de l’industrie pornographique. Alors que la consommation des vidéos ne cesse d’augmenter, le secteur n’a jamais autant subi une crise de plein fouet.

 

Les plateformes YouPorn et PornHub représentent 2% de la bande passante d’Internet. Le secteur est-il vraiment mis à mal ? Les chiffrent tendent à le prouver. La consommation de films piratés s’élève à 95%, et la majorité des vidéos sont regardées gratuitement. Ainsi, la valeur des vidéos chute, entraînant de surcroit une baisse des salaires des travailleurs du sexe, et une dégradation des conditions de travail. En effet, le secteur se paupérise, et les salaires ont diminué de moitié depuis 10 ans. De plus, les pratiques se transforment et tentent vers le toujours plus hardcore, pour satisfaire la clientèle avide de nouveautés.

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Mais alors qui s’enrichit sur le dos des femmes, premières victimes de cette ubérisation ? Les grandes multinationales comme Mindgeek, propriétaire de YouPorn, PornHub, RedTube et Brazzers. Située entre Luxembourg et Montréal, elle s’enrichit avec de belles sommes, tout en échappant à la fiscalité.

 

Une rentabilité à sens unique qu’observe Ovidie, en tentant une mise en lumière novatrice sur une industrie loin d’être prospère pour les acteurs.

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