Comment ton boss pourra te virer si tu prends de la drogue !

Se faire licencier parce qu’on a pris un peu de drogue sera bientôt possible. 

drogue
Ouh ! Le vilain.

En France, le Conseil d’État a pour rôle depuis sa création en 1799 sous Napoléon Bonaparte de conseiller le gouvernement pour un certain nombre de décisions, notamment les projets de lois.
Début décembre, cette Haute Institution française a d’ailleurs pris une décision : les tests de dépistages salivaires sur les salariés occupant des postes « hypersensibles » sont maintenant autorisés et peuvent être effectués par le supérieur hiérarchique sans la présence d’un médecin du travail. Les personnes concernées sont celles pour qui «l’emprise de la drogue constitue un danger particulièrement élevé pour le salarié et pour les tiers ».

Tout commence en 2012, après qu’une société de bâtiment du Gard, Sud Travaux, ait spécifié entre les lignes de son règlement intérieur que la pratique d’un test salivaire pouvait être effectué, et que un résultat positif entraînerait un licenciement. L’inspection du travail demande alors à la société Sud Travaux de retirer cette clause de son règlement, demande à laquelle le Tribunal administratif répondra par la négative.

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Face au constat d’un certain nombre d’accidents du travail dus à l’usage de drogue ou d’alcool, il faut admettre que cette décision peut être réellement préventive. Cependant, lorsqu’on sait aussi qu’en mai 2016, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse, a accepté de financer des tests salivaires de dépistage de drogue ainsi que des éthylotests dans les lycées de la région Parisienne, on se demande bien où est la limite. Certes utile pour avoir une idée plus précise des habitudes de consommation des jeunes en vue de prendre les mesures nécessaires, le journaliste et philosophe Mathias Leboeuf n’a pas tout à fait tord lorsqu’il dit que « Valérie Pécresse se substitue aux autorités judiciaires et policières » et « qu’on va être contrôlé sur tout et n’importe quoi » (suite de l’article à lire ici).

Le débat est ouvert, et la situation clairement floue.