Lendemain de soirée et ses mystères

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Mais qui est cette personne dans mon lit ?

Combien de fois t’es-tu réveillé sans avoir la gueule de bois un lendemain de soirée ? Et surtout, sais-tu pourquoi tu bois ? Nous les jeunes sommes très attachés à cette tradition ô combien inutile qui dit qu’il faut sortir le week-end (et les jours de semaine) sous peine d’être catégorisé comme le mec/la meuf asocial en manque cruel de quelque chose que même l’alcool n’arrive pas à faire oublier : le sommeil.

Mais chez les « jeun’s », c’est plutôt yolo et on dormira quand on sera vieux (ou mort). Et puis t’as beau dire « non ce soir je sors pas« , tu finiras toujours au Quartier Général ou à L’Objectif Lune, un mardi soir à 6h du matin, arpentant les rues avec 3,5g.

En attendant –presque– chaque dimanche, je me réveille avec une gueule de bois à se taper la tête par terre – suis-je en vie ? Et la fameuse reconstitution de la soirée de la veille peut commencer. En général, t’arrives à gratter des indices sur ce qui s’est vraiment passé la nuit dernière dans ton sac, le mec à côté de toi ou tes potes.

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Ça tourne. Ton corps souffre de tout son être, ta tête est sur le point d’exploser et ton estomac va bientôt dégurgiter tout ce qu’il possède. Pour peu que tu aies les cheveux mi-longs/longs, tu sens l’odeur de la clope comme si t’étais dans le fumoir, et pour les non-fumeurs surtout, on sait que c’est horrible. Et puis t’as mal au nez ou à la mâchoire, ou les deux – ça dépend de ce que t’as pris pour accompagner les litres d’alcool que tu as bu.

Ça tourne encore.  Il est temps de se lever pour voir si la gravité t’a laissé tomber elle aussi. Ta première pensée : je ne bois plus-jamais-de-ma-vie.
La potentielle faim que tu aurais pu avoir s’est envolée, laissant place à une envie de vomir supérieure à la moyenne (d’ailleurs, quelle moyenne ?). Par contre, la soif ne t’a pas quittée elle, et elle est si forte que si tu pouvais, tu t’injecterais de l’eau en intraveineuse.
Mais le premier réflexe d’un lendemain de soirée c’est aussi ça : le combo fatal aka les 3 C de la win : café – clope – chiotte.

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lendemain soirée

Et le deuxième réflexe aussi important que le premier : regarder son téléphone. Et surtout, regarder les sms que t’as envoyé cette nuit : ton ex, ton pote, ton ex. Et ton ex, encore. Là, tu regrettes. Fort. Tu te tapes la tête dans l’oreiller en sanglotant des Pourquoiiiiii de désespoir. T’es victime des flash-back de ta soirée dont il aurait été préférable d’oublier. Puisque ta mémoire s’est manifestement envolée à chaque verre de gin tonic, t’appelles illico presto ton pote gay, Jules, pour t’éclairer sur la soirée.

Sur ces conseils avisés, tu vides tes poches. Là, tu retrouves 18 tickets de carte bleue dont les montants vont crescendo :  plus tu bois, plus t’es riche – proverbe alsacien qui n’a jamais déçu. Certains de tes biens manquent à l’appel : ta veste Sandro, la carte bancaire de ta mère (tu ne sais pas pourquoi tu l’avais) et sûrement ta dignité en after. Et là tu jures devant l’Eternel que la prochaine fois, tu t’arrêtes avant le point de non-retour.

Il est 16 heures, tu décides de te faire un cocktail maison dont toi seul a le secret : Aspegic – Aspirine – Dafalgan – Smecta – Doliprane. Plus le petit oinj qui va bien pour saupoudrer le tout, et bientôt tu finiras dans les bras de Morphée.

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Et puis, la flemmingite aiguë s’empare de toi. Même si t’avais un milliard de choses à faire, et bien tu sais que tu feras rien de ce que t’avais prévu. Mais puisque tu es un(e) alcoolique invétéré(e), tu vas quand même te boire une petite binche, pour remettre les jauges à niveau, histoire d’être en forme pour la soirée de ce soir.

D’ici là, tu te dis qu’on aura forcément trouvé un remède contre la gueule de bois (parce que l’arnaque des Vogalène ça suffit) mais, bizarrement, l’idée d’arrêter de boire pour le reste de ton existence ne t’a même pas frôlé l’esprit. Allé, santé bonheur !