Anton Kusters s’immisce parmi les Yakuzas et en tire un témoignage photographique surprenant
Le photographe belge Anton Kusters livre une impressionnante série de photos prises au sein d’un gang de Yakuzas. Fondateur du magazine BURN aux côtés de David Alan Harvey, il travaille entre Bruxelles et Tokyo.
Le photographe Anton Kusters est parvenu à se frayer un chemin afin de pénétrer au sein de la mafia japonaise quasi-inatteignable des Yakuzas, après de longs mois -dix, très exactement- de négociations. Les Yakuzas, c’est un peu le syndicat du crime chez les nippons, avec des tatouages partout sur le torse et des geishas par ci par là. Bref, c’est une joyeuse bande de criminels bien organisés, divisée en quatre clans.
Cette clique existe depuis des siècles, et, pour en revenir à leurs tattoos, il faut dire que ces marques sont connotées très négativement au Japon, faisant évidemment référence à ces familles du crime. Si on remonte à l’ère Edo, c’est à dire vers 1600, on apprend en fait que ces tatouages étaient des punitions infligées par les autorités lorsqu’un crime était commis. A chaque crime, un tatouage, donc. Flippant quand tu croises un mec qui en a partout. Cette technique de tatouage traditionnel, dite du Ierzumi, cependant, est de moins en moins répandue aujourd’hui. Les Yakuzas se font toujours plus discrets, et se faufilent dans les mailles des filets en se glissant dans les milieux financiers, notamment. Parmi ces pratiques, il existe également celle du doigt coupé, appelée le Yubitsume, qui consiste à se couper l’annulaire ou l’auriculaire soi-même lorsqu’une erreur a été commise.

Anton Kusters, en s’infiltrant parmi la pègre japonaise, a capturé des images poignantes, qui semblent presque mises en scène ou tout droit sorties de films de gangsters. Les photographies qu’il livre dans cette série intitulée Yakuza témoignent de ces rites et marques qui caractérisent les membres de cette communauté en retrait de la société. Infiltration.





Retrouvez les photos d’Anton Kusters ici.

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