Xavier Dolan : 25 ans et déjà 5 films incontournables !

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Retour sur la filmographie du jeune réalisateur Xavier Dolan.

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Comme tout le monde le sait, lors de la 67 éme édition du festival de Cannes, Xavier Dolan a reçu le prix du jury pour son dernier long métrage Mommy.
Ce jeune réalisateur originaire du Québec  fait sensation depuis quelques années maintenant. Pour ceux qui auraient loupé ses derniers films, pas de panique, on revient sur ses réalisations, histoire de faire une petite mise à jour.

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Dolan s’impose avec audace avec son tout premier film J’ai tué ma mère, sorti en 2009. Il impressionne car Xavier Dolan écrit le scénario à l’âge de 16 ans et le réalise à 19 .  Ce film révèle alors tout un univers de poésie, tantôt douce, tantôt violente,et nous embarques avec lui dans une véritable psychanalyse des relations entre mère/fils. Bien qu’il eu un succès fulgurant auprès du public et qu’il se place à la 9éme place du Box Office dès le premier weekend de sa projection, il ne faut pas croire que tout était gagné d’avance.  C’est avec ses propres économies que Xavier Dolan produit son film, la SODEC le finança par la suite malgré un premier refus.
 » L’enfant prodige  » du cinéma québécois est née. J’ai tué ma mère est très apprécié pour son sens de l’esthétisme et une narration qui touche le plus grand nombre. Il faut dire qu’avec ce premier long métrage,  Xavier Dolan frappe un grand coup ! Tout y est, le fond, la forme, visuellement c’est beau, les choix de cadrages, le champs contre champs, en passant par le choix de la Bande Originale,  tout est maîtrisé et ainsi il s’impose dans le milieu comme Le jeune réalisateur à l’avenir prometteur.

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Après un tel succès, on se dit qu’il est difficile de faire mieux, et pourtant le jeune québécois, âgé cette fois ci de 21 ans, nous réussi à nous séduire de nouveau avec son deuxième long métrage :

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Avec les Amours imaginaires. il nous offre encore une expérience esthétique de qualité, le seul bémol de ce film  serait d’avoir justement tout misé sur l‘esthétisme et un peu trop allégé le scénario. C’était le risque, mais le pari est quand même gagné pour Dolan car en jouant la carte de l’universalité avec le thème de la frustration amoureuse, ça marche !

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Les films précédents peuvent être qualifiés d’expérimentaux, mais avec son troisième film  Laurence Anyways Xavier Dolan prouve qu’il mérite le qualificatif de  » prodige « .  Émancipé des automatisme esthétiques qu’on pouvait lui reprocher avec ses précédents film, celui ci peut s’apparenter à ce que l’on définirait comme cinéma d’auteur,  car il s’agit d’un essai sur la théorie du genre et du parcours parsemé d’embûche de Laurence dans sa transformation en femme et surtout à l’amour l’unissant à la belle Suzanne Clément. Amour qui, soit dit en passant, les détruis tous deux tant il est intense et passionnel. Le point de vue est intéressant car Dolan complexifie son propos avec ce personnage Hétéro mais qui contre toute attente ressent le besoin de devenir une femme pour devenir une personne accomplie et épanouie.

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Certes il faut reconnaître certaines longueurs, et une entrée dans le film moins aisée que pour ses précédents. Cela est notamment dûe à la forme du film qui dure un peu moins de 3h. Cependant,  ce film témoigne d’une certaine maturité artistique, tant dans la gravité du sujet qu’au niveau de l’intrigue.

En ce qui concerne Tom à la ferme, Dolan fait un virage à 180°  en s’attaquant au cinéma de genre Thriller psychologique, et donne un caractère plus sombre à sa production.

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Co-écrit avec Michel Marc Bouchard, auteur de la pièce de théâtre homonyme, Tom à la ferme narre le séjour de Tom à la campagne québécoise à l’occasion de l’enterrement de son amant. Il rencontre alors sa mère et sont frère qui ne savaient rien de l’orientation sexuelle de leurs défunt fils/frère.
Malgré quelques maladresses, qu’on ne peut lui reprocher car forcément l’adaptation de pièce de théâtre en film n’est pas chose facile même pour le plus  » prodige  » des jeunes réalisateurs, Dolan s’en sort encore une fois grâce à un mélange des genres assez surprenant. En effet il réussi à faire du comming out ( post-mortem ) un film d’épouvante avec une violence aussi verbale que physique mais surtout psychologique dans un rythme crescendo.

Malgré son jeune âge, Xavier Dolan à un univers bien à lui qui caractérise ses films et les rendent reconnaissable. La place importante de son esthétique et les thèmes récurrents du désir et des rapports sociaux sont comme une signature apposée  au dos de ses œuvres. Bien sûr il a encore à apprendre, mais il ne manque pas de ressources et peut encore nous surprendre avec Mommy. A ne pas manquer la sortie est prévue pour le 8 octobre prochain.

 

 

 

 

 

Merci à mon rédacteur de m’avoir infligé une telle chose.

 

Le rédacteur en chef.