L’expo /DATA/CENTER te flashe dans le noir

Louchage garanti

Expo d’art digital six pieds sous terre dans un bunker parisien

Difficile d’imaginer un ancien bunker à 5 minutes à peine du métro Porte de Versailles. Au 58 boulevard Lefebvre, dans le 15ème arrondissement de Paris, plus d’une centaine de marches nous conduisent à 26 mètres sous terre. On est le 10 janvier, il est 18 heures, et nous voilà dans un ancien abri antiatomique. C’est là que le groupe d’art digital Junk Food (composé d’un duo d’artistes, Tom, DJ et Karina, spécialisés dans les animations visuelles) a participé à l’évènement entièrement organisé par Alexandre Rety et Raphaëlle Uriewicz : l’exposition /DATA/CENTER.

Au menu ? Du visuel, du visuel et encore du visuel, entrecoupé du hurlement de la bobine Tesla dès la première alcôve, le tout dans le noir. La messe est dite avant même l’entrée dans les abysses du complexe : « prenez bien votre lampe torche : si il y a une panne du générateur, il faut 15 minutes pour le remettre en route. Cela évitera les mouvements de foule. » Bon, au moins, on est prévenu.

Galleries

Dans les abysses, on se retrouve dans une antichambre éclairée qui nous donne tout de suite les prémices de ce qui va suivre : la même chose, la lumière en moins.

Un petit dédale sombre nous présente les différentes œuvres présentées pour la plupart par des rétroprojections sur des toiles blanches, dans tous ces petits renfoncements qui percent les murs. On se bouscule un peu pour profiter au mieux des productions exposées : effet ruche garantie.

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Si l’ambiance et les conditions étaient peu propices à la prise de clichés nets et valable (notamment avec l’ambiance « dans le noir » et les visiteurs qui se massaient dans les étroits couloirs), le tout était néanmoins optimisé pour le plaisir des yeux et de l’instant présent. L’exposition était éphémère jusqu’au bout, avec des œuvres uniques faites uniquement pour vivre avec le lieu dans lequel elles se trouvent. Dans une philosophie un peu à la Daniel Buren, on a donc de l’art digital valable à un seul endroit, à un seul moment, pour nous embarquer, nous, les 400 personnes ayant eu la chance de pouvoir s’enfoncer dans les abîmes de Paris, dans un délire oscillant entre le glauque, la chaleur (à l’image du bar présent en plein milieu de l’évènement) et la contemplation.

Si vous n’avez pas pu apprécier l’environnement étrange du lieu vendredi dernier, on vous laisse profiter de notre petit report photo :

 Karina Junk Food

Triangle

Rétroprojection 7

Rétroprojection 4

Rétroprojection 6

Rétroprojection

Rétroprojection 1

Rétroprojection 2

Algorythme

Algorythme 2

Rétroprojection 5

Rétroprojection 8

Etrange

Escalier vidéo

Rétroprojection 3

Crane

Louchage garanti

Glauque

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