Quentin Tarantino – Django Unchained

Django, le film à ne surtout pas rater.

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La sortie du nouveau Tarantino, Django Unchained était l’évènement cinématographique le plus attendu de cette semaine, voire de ce début d’année (les inconditionnels du Hobbit vont m’en vouloir…). En un mot : dingue. Quentin Tarantino n’est pas de ces réalisateurs qui se contentent d’un excellent film au succès fulgurant, mais plutôt de ceux qui font de leur filmographie un chef d’œuvre. Entre autres, Reservoir Dog, Pulp Fiction, Kill Bill, Inglourious Basterds et maintenant Django Unchained, et (presque) pas de fausse note. Tarantino est un génie, et Django Unchained en est une nouvelle preuve.

 Pourquoi Django Unchained sera, pour sûr, l’un des meilleurs films de l’année 2013 ?

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Parce que le scénario se base sur une période de l’Histoire détestable et assouvit nos désirs de vengeance. L’histoire se déroule dans le sud des Etats-Unis en période de pré-guerre de Sécession, et nous est présentée sous forme de Western spaghetti. Je vous renvoie à l’article/trailer pour plus de détails sur le synopsis. Le film pourrait se diviser en deux parties. Une première sur la collaboration du chasseur de primes King Schültz et l’ex-esclave Django, puis une seconde sur la recherche de la femme de ce dernier. Le réalisateur nous offre une belle épopée : un esclave noir que tout destinait à mourir dans d’atroces souffrances, des chaînes aux pieds,  et qui, grâce à un chasseur de primes, deviendra un cow-boy libre, redoutable et prêt à tout pour sauver sa « BroomHilda ». Tarantino nous le raconte comme un chef en mettant à bas les tabous. Seulement qui dit sujet sensible, dit polémique, surtout lorsqu’il s’agit de Tarantino. National Action Network et Project Islamic Hope ont notamment demandé le retrait de figurines à l’effigie des personnages du film, en dénonçant une certaine “banalisation de l’horreur de l’esclavage”. Tarantino s’est également attiré les foudres de cet autre très bon réalisateur, Spike Lee, qui lui, qualifiait le film « d’irrespectueux envers ses ancêtres », avant d’ajouter qu’il n’irait pas voir le film. Je vous laisse vous faire votre propre opinion sur la chose …

Parce que c’est le seul western dans lequel vous entendrez du Rap et du R’n’B sans que cela semble inapproprié. Jamie Foxx, aussi chanteur de R’n’B, aurait il inspiré le maître ? De Rick Ross (100 black coffins) à 2Pac feat James Brown, en passant par John Legend,  la musique intensifie le rythme du film avant un final explosif. « Cette musique que je cherche, c’est le rythme du film. J’ai toujours pensé que si mes B.O. marchent aussi bien c’est parce qu’elles sont simplement l’équivalent professionnel d’une mixtape que j’aurais faite pour vous à la maison » disait Tarantino à la BBC, et ça n’a jamais été aussi vrai.

 

Pour lire la suite : l’article / SURL Mag