Bouyaa !! … Ah non, Ouya.

Bouyaa !!… Ah non, Ouya.

Soyons geek et économes si vous le voulez bien.  Comme si on pouvait faire autrement ! Tout augmente, et les jeux vidéos ne font pas exception à la règle. On ne sait plus où donner de la tête et de la carte bleue. De la Wii, première console à « manette humaine », qui revient aux commandes manuelles avec la Wii U, à la Xbox qui deviendra Xbox360, sur laquelle se greffera le concept Kinect, en passant par la Playstation, Playstation 2 et 3 qui adopte son propre concept de mouvement (qui ressemble à s’y méprendre à un vieux micro de karaoké..).  Des rumeurs concernant  Playstation 4 et la Xbox 720 vont d’ailleurs bon train, dans des designs plus que futuristes selon les sources.

Mais tout ça ne va pas sans un coût, et pas des moindres. Comptez en moyenne 40 euros pour un jeu vidéo (y compris en petit format type Nintendo DS). Entre 150 et 300 euros pour la console, selon les constructeurs et les packs plus ou moins intéressants. Soit environ un rein et demi. Mais il semblerait que des prières de nerd esseulé aient été entendues ! Tapis rouge pour Ouya !

Née de la collaboration de fins nez de la gaming zone (Julie Uhrman , Yves Béhar, designer émérite, Muffi Ghadiali, contributeur au Kindle d’Amazon et Ed Fries, responsable du développement de jeux de la première Xbox) et de la générosité des internautes à travers le concept Kickstarter, qui a réuni 2.5 millions de dollars en 24h et plus de 8 millions en un mois alors que l’équipe n’en attendait que 950 000, la console Ouya réunit divertissement et accessibilité, ce qui tient presque du rêve lorsqu’on consulte les prix pratiqués par ses concurrents !

Elle fait parler d’elle pour la première fois en juillet 2012 suite à la campagne lancée pour lever les fonds nécessaires à sa création. Inutile de dire qu’elle a pu compter sur les gamers du monde entier pour voir le jour en tant que prototype qui sera commercialisé au pris de 99$, soit 79€, courant 2013. De système d’exploitation Android, la console de la taille d’un Rubik’s Cub se base sur le principe de « Free to play » en Open Source. En effet, la console de salon proposera des jeux exclusivement gratuits (même si certains niveaux pourraient devenir payants). Mais le délire ne s’arrête pas là, mieux que de trouver une bonne flopée de jeux (Final Fantasy se prépare, League of Legends ne manquera pas à l’appel, Minecraft sera aussi de la partie) de toutes catégories confondues, le vrai plus réside dans l’essence même de la console. De par une fabrication plus accessible pour les développeurs, Ouya pourra être livrée avec un kit de développement, lui aussi gratuit, afin que toute personne s’en sentant capable puisse de manière totalement libre créer son jeu et le rendre disponible sur la plateforme Android. Boxer8 assure ainsi la fabrication d’une console « huitième génération » dans laquelle chacun peut s’investir sans être limité par son portefeuille ! A voir si dans l’application tout roulera, mais ne serait-ce que pour le principe, nous, on dit allez l’Ouya !

Magda.