Micha Vanony – Advenir, mathématiques & poupées russes.

Après une attente si longue et inexcusable, j’ressentais le besoin impérieux de revenir en chroniquant un truc qu’est sorti y’a déjà un moment, histoire de rester fidèle à mon champ lexical personnel du retard, lifestyle étrange où les repères et contraintes temporaires s’effacent, m’accordant une liberté toute relative quant à la nuit, le jour, l’heure et la date, toutes ces merdes chiantes dont on se passerait bien.

Parlons de Micha Vanony et de son album « Advenir », released en digital le 12 Octobre dernier chez Mental Groove. Trop la fête les chroniques à la bourre.

Déjà le mec sait ce qu’il fait et avait bossé avec le producteur Daddy Kev ( Flylo, Nosaj Thing, Samiyam ) pour son premier album « Devenir ». On peut conclure de cette information un bon goût certain en matière de musique, ce qui, vous en conviendrez, et plutôt pas mal pour faire de la musique soi même. Pour le deuxième album c’est ni plus ni moins que Dave Cooley ( Madlib, J Dilla, Damfunk ! ). Précision utile, Micha Vanony est monégasque. Nan j’déconne on s’en fout. En revanche enseigner l’art sonore et être plutôt super ouf en installations artistiques du même genre, ça c’est utile. Bon, trêve de fiche presse.

L’album en lui-même est juste dingue, très peu voire pas de sample, immense travail de recherche sonore afin de donner du corps à chaque note qui du coup, mise en abîme, résonne sa race dans l’espace infini du cosmos. Les structures choisies se prélassent d’apparences simples, on dirait que c’est trop facile à faire sauf qu’en vrai la complexité des nappes, des drums et autres saloperies de musiques vous transfigure chaque ambiance, chaque rythmique au creux de l’âme. C’est des portes qui ouvrent sur pleins de portes, du beatmaking poupée russe.

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