Rencontre avec The Hundred In The Hands

Eleanore Everdell et Jason Friedman sont New-Yorkais et composent le groupe The Hundred in The Hands. Après un premier album sortie en 2010 chez Warp, ils remettent le couvert en ce début d’été 2012 avec un nouveau long format du nom de « Red Night« . Une ballade des plus intimistes dans l’univers du duo, plus abstrait que le précèdent, mais aussi plus profond et réfléchi.

À cette occasion, ils étaient le 28 mai lors d’un concert au Café de la Danse de Paris et c’est quelques jours avant que nous les avons rencontrés pour en savoir plus sur leur nouvel opus. Face à nous un homme et une femme détendus, sourire aux lèvres, répondent à nos questions et on vous a retranscrit notre entretien de la façon la plus naturelle possible.

On vous invite également à vous procurer « Red Night » sur iTunes, Amazon, ou Bleep.

C’est parti! Comment allez-vous ?

Jason :J ’ai pas à me plaindre, ça va.

En même temps vous êtes à Paris donc…

Eleanore : (rire)

Jason : (rire) C’est clair, c’est génial.

Vous venez directement de New York ?

Jason : Non. On est en tournée depuis une semaine. On a commencé par Moscou, ensuite on a joué à Amsterdam, puis à Rotterdam, on a pris le train à 5h du mat’ pour venir faire cette interview et après on repart en Allemagne.

Quand est-ce que vous jouerez à Paris ?

Jason : Lundi. (ndlr: 28 Mai 2012 )

Ok! Voici la première question, elle est assez commune mais on se doit de vous la poser rien que pour nos lecteurs : Qui êtes-vous ? Comment vous-êtes vous rencontrez ? Qu’est ce que vous faites dans la vie ? Ce genre de trucs quoi.

Eleanore : Euh.. Je m’appelle Eleanore et voici Jason. Nous sommes les membres du groupe The Hundred in the Hands. Et euh… (se tourne vers Jason) Comment on s’est rencontré déjà ?

Jason : J’étais dans un groupe, on avait déjà sorti trois albums et après la sortie du dernier, les choses n’étaient plus pareilles. J’avais besoin de partir en tournée et de monter un nouveau projet. J’en ai parlé à un ami qui m’a présenté Eleanore, on a fait un essai et on s’est entraîné pendant un mois. Après ça on est parti en tournée pendant un mois et demi et on a commencé à sortir ensemble dès le deuxième soir.

Votre premier album est sorti en 2010. Si on parlait de l’accueil général après sa sortie.

Jason : Apparemment ça a plu. J’sais pas… En fait on est directement parti en tournée après sa sortie donc on a pas trop eu le temps de récolter les réactions. On s’est éclaté et on a l’impression qu’en un an et demi de tournée on a pas arrêté de redécouvrir cet album. On en apprend un peu plus tous les jours.

Eleanore : Ouais, c’est de mieux en mieux. C’était un album assez sympa à faire et rien que le fait qu’il soit écouté par plusieurs personnes nous rend heureux.

Vous en avez tiré quoi de cet album sur un plan personnel ?

Eleanore : C’était mon premier album contrairement à Jason qui en avait déjà sorti plusieurs auparavant. C’était mon premier CD produit par un vrai label. (rire) La plupart des choses que l’on a vécu étaient nouvelles pour moi et c’était vraiment excitant. Je suis juste reconnaissante de pouvoir vivre de ma musique, c’est vraiment cool. Je pense que c’est ce que je vais garder en tête.

Jason : Je n’ai pas l’impression que ce qu’on a vécu avec le premier album est une période révolue. Je crois que les choses changent constamment, qu’on apprend des choses et évolue constamment.

Vous allez bientôt sortir votre deuxième album appelé Red Night. Combien de temps a pris la conception de cet album ?

Jason : On a commencé à écrire en Avril 2011, mais on a pas vraiment eu le temps de bosser dessus jusqu’à septembre. On était en tournée la plupart du temps, on a pris quelques semaines pour aller en studio et ensuite on est reparti sur la route. On a pas vraiment commencé avant la fin du mois de Septembre et on a fini en janvier.

On a eu l’occasion d’écouter Red Night, mais ce n’est pas le cas de nos lecteurs (ndlr: ce n’etait pas le cas lors de l’interview). Que pourriez-vous leur dire à propos de ce dernier ?

Jason : C’est votre nouvel album préféré. Vous allez en aimer chaque minute. Il n’est pas aussi pop que le premier, il est plus dark. Sur le premier album, on avait plus l’impression que c’était une compilation de plusieurs singles, alors que ce celui-ci, on a vraiment voulu créer un album, sous la forme d’une expérience.

Eleanore : Vous allez prendre votre pied. Je dirais qu’il y a qualité ambiante tout au long de l’album, c’est beaucoup plus expérimental.

Red Night est plus intimiste. Vous abordez des thèmes comme la rupture, la réconciliation, l’amour, l’amour perdu etc… Y’a t-il un lien avec vos histoires personnelles ?

Jason : Ouuuuuais.

Eleanore : (rire)

Jason : Quand on a commencé à écrire, les premières chansons qu’on réalisées étaient « Empty stations » et « Faded ». Cette dernière parle d’un ami à moi qui avait des problèmes de drogue, ca a ruiné notre amitié. C’est un peu une déclaration d’amour envers un vieux pote.

Eleanore : On traitait de sujet très sombres qui représentaient un peu l’état d’esprit dans lequel on était à l’époque.

Jason : On a traversé des sales périodes chacun de notre côté, il fallait qu’on règle nos problèmes. On était dans une mauvaise position, on a surmonté tout ça et comme tous les couples on a eu nos soucis. On a écrit sur ça et une fois que ça allait mieux, j’ai écrit « Lead in the light ». Cette chanson est comme une sorte de doux réveil après une sale nuit. Ces deux chansons sont le coeur de l’album, les autres chansons sont venu naturellement. Cet album raconte un processus, c’est comme se retrouver seul dans une ville dont les rues sont désertes à la recherche du grand amour que vous avez perdu.
the hands

>>> La suite de l’interview sur The Chemistry