Réseaux sociaux, l’œuf ou la poule ?

réseaux sociaux

Quelqu’un pourrait-il me dire qui a déterminé l’utilisation qu’on ferait des réseaux sociaux ?

Réseaux sociaux, applications, plateformes… Internet regorge de ce genre de sites web, dont la palette s’est encore plus largement étendue depuis que la planète Terre a décidé de s’équiper de smartphones. Et force est de constater qu’en s’imposant dans nos vies, les réseaux sociaux ont pour chacun d’entre eux une raison d’être bien particulière.

Mais j’aimerais savoir une chose : c’est qui au juste qui a décidé un beau jour que Facebook serait le site de stalking par excellence, ou encore que Pinterest serait le royaume du bon goût en matière de déco ? L’utilisation qu’on fait de chacun des réseaux sociaux existants était-elle prédéfinie avant même que le premier humain s’y inscrive, ou s’est-elle imposée peu à peu, en fonction du public particulier qui s’en est approprié les services à sa propre sauce ? J’ai du mal à croire que le mec qui a créé Instagram se soit dit que son appli deviendrait un beau jour le lieu d’une bataille acharnée entre bouffe photoshopée et selfies duckface. Les réseaux sociaux sont-ils responsables de l’utilisation qu’on en fait ? C’est un peu comme se poser la question de savoir qui de la poule ou de l’œuf était là en premier, et, franchement, je crois qu’on a pas fini de se le demander. Mais, quand même…

Mark Zuckerberg savait-il que Facebook deviendrait le plus large réseau social au monde, utilisé à la fois à titre personnel mais également professionnel par des centaines de milliers de personnes aux quatre coins du globe, partageant, entre autres, leurs émotions en live et des autoportraits mélioratifs ? C’est devenu l’outil du stalking par excellence, suivi de près par Instagram, même si pour ce dernier c’est également la bouffe qui est reine, un peu comme pour Tumblr, où les cupcakes et autres gifs forment une véritable jungle numérique. Avec une échelle plus grande en ce qui concerne les personnes que l’on peut suivre, Twitter permet de s’abonner à quelqu’un que l’on ne connait pas personnellement sans pour autant passer pour une personne totalement étrange comme ce serait le cas avec Facebook.

Et sinon, il y a aussi des réseaux dont on connait l’utilisation supposée, mais dont on n’est pas encore parvenus à comprendre ce qu’en font réellement et concrètement les gens. On débriefe sur Linkedin, ce site dont personne ne sait encore prononcer le nom, et dont on n’est pas sûrs que quelqu’un ait réussi à y décrocher un emploi ? pourtant, on y a tous notre petit CV qu’on met à jour régulièrement. On n’a pas non plus trouvé le pourquoi du comment de Google + en ce qui nous concerne.

En tout cas, s’il existe un point commun conséquent à ce que nous fabriquons avec toutes ces plateformes, c’est bien le nombrilisme dont nous faisons tous (ou presque) preuve par leur utilisation.